L’importance de la cohérence pour les enfants

COHERENCE

 Il y a quelques jours sur les sentiers côtiers je rencontre une institutrice, nous venons à échanger.
Elle me demande ce que je fais… et elle me regarde alors comme une sauveuse!
A une semaine de la rentrée, cette institutrice qui sera à la retraite dans quelques années, n’en peut plus, est aussi perdue.
Elle me demande « quel conseil pouvez-vous me donner, que je peux donner aux parents? »
Ah je lui dis : « si c’était si simple… toute situation, tout enfant et toute famille est différente!
Il n’y a pas un seul conseil, une seule façon s’appréhender les choses ».
Je sens sa déception…

Et puis nous continuons à discuter, et elle me dit :
« Mais oui c’est ça! Vous avez raison, la première chose c’est ça! »
Je la vois à nouveau reprendre un peu d’entrain, dans ses sensations de fatalités.
Qu’est-ce que j’ai bien pu lui dire, me direz-vous?

COHÉRENCE

Voilà ce que je lui ai dit, les enfants ont en premier lieu besoin de cohérence, ce qui manque souvent cruellement aussi bien dans la société, à l’école, que dans les familles.
Le rythme des enfants n’est jamais respecté et ce depuis la grossesse, ce qui crée de nombreux dégâts neuronaux, et leurs systèmes nerveux…
Et plutôt que régler la cause des problématiques, on propose des adaptations, des « inclusions », dans un système inadapté à l’enfant (même sans difficultés particulières) et on banalise la souffrance.
On envoie les enfants chez tout un tas de spécialistes où en plus de l’école, il va devoir encore apprendre, comprendre.
On lui montre alors que soit il n’est pas normal, soit on banalise sa souffrance en étiquetant des troubles.
On banalise la souffrance des bébés, des enfants, des parents, des personnes dont le métier est s’occuper ou instruire les enfants, car rappelons-le l’école à partir de la primaire (car il ne devrait pas y avoir d’école maternelle obligatoire) est là pour instruire les notions de bases en premier lieu, et elle devrait être le lieu de découverte et d’apprentissage selon les élans intérieurs des enfants à leur rythme!

Alors COHÉRENCE.

Et s’il vous plait on évite le marchandage, la carotte…
Il y a là encore un juste milieu à trouver!

Je l’ai encore vu récemment, l’enfant après le premier soin, s’était transformé… j’ai reçu le message de la maman, et je me suis dit.. bon elle vient de mettre à la poubelle le soin..
L’échange fait avec les différentes strates de l’enfant, ne va pas s’incarner…
Et effectivement en 10jours, le comportement de l’enfant était revenu comme avant…
J’avais également alerté la maman que pour moi à l’école non cela n’allait pas.. qu’il se contenait comme il pouvait, et que rentré à la maison, et bien il y avait de la décharge violente parfois… surtout par manque de cohérence dans le cadre sécurisant pour l’enfant.
Et effectivement elle s’est rendu compte par la suite que cela n’allait pas non plus à l’école, que cela commençait aussi à déborder à l’école.
Un autre soin, et une guidance parentale, avec des clefs concrètes à appliquer avec l’enfant ont été fait.
Cette maman est dans un contexte qui n’est pas simple, elle a fait comme elle pensait être le mieux.
Et elle essaye!
Il n’y a pas de jugement dans mes écrits là, je partage juste cette expérience, pour alerter.

C’est tout une autre logique parentale à mettre en place, prendre le temps de se comprendre en tant que parent, savoir ce qui est important et ce qui ne l’est pas pour votre enfant.

Oui parfois cela demande de ne pas lâcher et ce n’est pas facile avec la fatigue, cependant sur le long terme, tout le monde y est gagnant, car plus ça traine, plus les mécanismes s’ancrent chez chacun et plus cela va demander plus de travail, surtout pour l’enfant.
N’oubliez pas qu’à chaque tranche d’âge il y a d’autres apprentissages à faire, et ce qui n’est pas acquis se rajoute, (je parle de tranche d’âge pas d’âge précis) et cela demande alors de nombreuses ressources, notamment neuronales… et cela entraine alors des surcharge dans les systèmes nerveux… et donc des crises de fatigue, d’épuisement.

Savoir faire la différence entre mon enfant n’est jamais fatigué, il est toujours hyper actif… est-ce l’énergie classique des enfants, ou qu’il est déjà en prise du système nerveux lié à un épuisement?
Un système nerveux déréglé, épuisé, empêche de se poser, empêche l’endormissement… et c’est le chat qui se mord la queue.
On ne peut pas tout faire à la place de l’enfant, lui offrir des récompenses pour un rien, et ensuite lui demander de savoir faire en lui disant que c’est normal parce qu’il a tel âge. . ou s’étonner qu’automatiquement il va demander quelque chose en retour pour tout, et que s’il n’y a pas d’échange alors il part en crise… ou se démotive etc…

Cohérence.

Cela est à appliquer à la maison en famille, et à l’école également.
Les enfants sont en souffrance, les parents sont en souffrance, les instituteurs(trices), et professeurs sont en souffrance.
Mais qui a le pouvoir de décision?
Ce sont les adultes!

Prenons donc notre responsabilité en tant qu’adulte et faisons les bons choix pour nous et nos enfants!

 Comprendre également que les limites cadrantes permettent de mettre en sécurité l’enfant, et qu’il puisse appréhender de manière sécure, son environnement sans se mettre en danger outre mesure.

L’idée
n’est pas de punir pour punir, l’idée n’est pas de faire des obéissants…
on voit souvent aujourd’hui des extrêmes, revenons à juste milieu, ou
on explique à l’enfant ce qui est nécessaire et juste et non en
justification et attente de sa validation.
Être à l’écoute oui, être soumis à l’enfant non! Soumettre l’enfant coûte que coûte par la violence non!
Chacun
a sa place, et oui le parent pendant un temps a un rôle hiérarchique
d’autorité, c’est comme cela. La question est : on propose un cadre qui
élève l’enfant ou qui le dresse?

Mêler soin énergétique et guidance parentale est une des clefs qui facilite la vie de tous

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